L’apport des musulmans en informatique

L’informatique c’est l’ordinateur depuis les années 90, mais l’utilisation des concepts qui permettent à un site internet de fonctionner provient de plusieurs sciences dont notamment celles apportées par les musulmans.

Quel est l’apport des musulmans dans l’informatique?

Les premiers musulmans à s’être intéressés à l’informatique furent les irakiens, plus précisément avec la mise en place de l’algorithme spécifique. Les premiers algorithmes dont on a retrouvé des descriptions datent des Babyloniens, au IIIe millénaire av. J.-C.. Ils décrivent des méthodes de calcul et des résolutions d’équations à l’aide d’exemples. Voici une tablette avec une écriture cunéiforme décrivant un algorithme:

Tablette cunéiforme babylonienne

Le premier à avoir systématisé des algorithmes est le mathématicien perse Al-Khwârizmî, actif entre 813 et 833. Dans son ouvrage Abrégé du calcul par la restauration et la comparaison, il étudie toutes les équations du second degré et en donne la résolution par des algorithmes généraux. Il utilise des méthodes semblables à celles des Babyloniens, mais se différencie par ses explications systématiques là où les Babyloniens donnaient seulement des exemples.

Le savant musulman andalou Averroès (1126-1198) évoque une méthode de raisonnement où la thèse s’affine étape par étape, itérativement, jusqu’à une certaine convergence et ceci conformément au déroulement d’un algorithme. À la même époque, au xiie siècle, le moine Adelard de Bath introduit le terme latin de algorismus, par référence au nom de Al Khuwarizmi. Ce mot donne algorithme en français en 1554.

Un algorithme est une suite finie et non ambiguë d’opérations ou d’instructions permettant de résoudre une classe de problèmes1.

Le mot algorithme vient du nom d’un mathématicien perse du IXe siècle, Al-Khwârizmî (en arabe : الخوارزمي). Le domaine qui étudie les algorithmes est appelé l’algorithmique. On retrouve aujourd’hui des algorithmes dans de nombreuses applications telles que le fonctionnement des ordinateurs, la cryptographie, le routage d’informations, la planification et l’utilisation optimale des ressources, le traitement d’images, le traitement de texte, la bio-informatique, etc.

Les arabes musulmans ont propagé les chiffres dans le monde avec notamment l’utilisation de la numération indienne dans les calculs trigonométrique Al Kashi.

Dans l’histoire des mathématiques, on désigne par les expressions de mathématiques arabes, ou mathématiques islamiques, les contributions apportées par les mathématiciens du monde musulman du début de la conquête jusqu’au milieu du XVe siècle.

Les sciences arabes, et en premier plan, les mathématiques, s’exercent à travers les califats islamiques, établis en Moyen-Orient, en Asie centrale, en Afrique du Nord, dans la péninsule ibérique, et au sud de la France au VIIIe siècle. Les textes sont écrits en arabe, qui était une des langues des sciences et de la culture à cette époque, d’où l’emploi des termes de « sciences arabes » et de « mathématiques arabes », cela sans considération de la langue maternelle des savants et quelles que puissent être leurs origines ethniques ou leur religion.

Les mathématiques arabes se sont constituées par assimilation des mathématiques grecques ou hellénistiques ainsi que des mathématiques indiennes. Elles ont également été influencées par les mathématiques chinoises et babyloniennes avant de connaître un développement propre. C’est principalement par leurs traductions en arabe et leurs commentaires que l’Europe prit connaissance des ouvrages des mathématiciens grecs. De récentes recherches ont démontré que beaucoup d’idées, qu’on pensait nées dans l’Europe du XVIe, XVIIe ou XVIIIe siècle, étaient déjà présentes dans les mathématiques grecques ou furent développées par des mathématiciens arabes, mais certaines n’eurent pas de suite. L’italien Fibonacci est venu d’Algérie avec les chiffres arabes dans son sac, et ensuite les a transmis dans le reste du monde, les montres italiennes utilisent encore de nos jours les chiffres arabes.

Les ordinateurs et l’informatique en général ne sont que l’utilisation d’une succession binaire de chiffres arabes 0 et 1 et l’utilisation d’algorithmes découlant de l’algèbre notamment.

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